
Le petit pirate arme son canon
Et tire
Boum, tombe
Monte et saute rapidement
Sans tomber sur le noir
Méchant
Qui rôde dans l'escalier
Limaçon
Tourne en rond
Et glisse, pan.

CHRONIQUES D'UNE CHAMBRE D'HOTEL.
La tête dans les draps. Une odeur de sueur de et de parfum. Nous y avons fait l'amour.
Des cheveux.
La cigarette qui se consume lentement, la cendre au fond d'un cadavre.
Les bouteilles alignées , joliment, sur la table ou partout.
L'air de la montagne te gagne, dans ma chambre senteur garçons.
L'ombre de l'arbre qui se découpe sur le plafond.
Un homme ou autre y a marché.
Assis sur une chaisse en costume d'Adam a attendre quelle se réveille, la regarder qui respire, en costume d'Eve.
Puis ensuite seul.
Dans la chambre.
La reconquete apres un weekend ailleurs.
Je rentre dans ma chambre et l'impression quil s'agit d'une mauvaise blague.
Quelle va surgir de nulle part.
Maintenant Franky la Pute me tient compagnie.
Chambery je te déteste.
-
Une chaise au plafond, et un un homme se pend.
Je me marre gamine, comme ça.
La situation peut être.
Un lit blanc.
Dans un endroit, une bouteille,encore.
Dans un autre, un cendrier, vide.
Décalqué sur le mur, son portrait, incrusté.
Je me colle dessus chaque soir.
Mon terrain de jeux.
L'homme agonise maintenant.
Je marre, encore.
La chaise tombe .
Je suis plié en deux, sur le sol.
L'homme a prit une teinte violette du plus belle effet.
La langue pendue comme un pied de nez a la Camarde.
Les doigts crispés, sur le vide.
Les pieds qui s'agitent, en cadence.
Twist twist twist
Je lui laisse mon lit se soir, a défaut de quelqu'un d'autre.
Gamine, je me marre.
-
Il y a une demi heure, je me suis arrêté.
Dehors, dans le froid bleu.
La tête relevé.
Dans les étoiles.
Clignotantes.
Rouge, blanche, grise.
Une note, deux notes, trois notes.
Piano et violon.
D'une lenteur extrême.
Et pan!
Le rythme augmente subitement.
Pas de danse accompagné par les ectoplasmes.
Un deux, un deux, un deux trois.
Il y a une demi heure, je me suis arrêté.
PARENTHESE.
Partir pour me réfugier et, trouver un petit coin d'opiacés.
Ou comment ma mère m'apprend que je suis de mise avec un mort à ma naissance.
Une pétoire sur la tempe, elle goute à la beautée du geste et, s'écroule, trempée.
L'autre arrive.
Diable noir et brillant, une semaine, deux semaines, trois semaines.
Au bout d'un moment, l'odeur aide.
"Amour bonsoir" sont de sa bouche les derniers mots, selon les médecins légistes.
Rira bien qui rira, elle y est déja dans son frigo sombre, une bouteille de champagne en prime. Blanc.
l'Horrible famille couvre l'évènement.
Pour nous gamins, cela s'passe dans un accident de voiture.
"Tu t'imagine la scéne frangin?"
Un choc grandiose contre un mur, chaos métalique, un terrible monstre de fer à néant, les roues partent en sucette. Ainsi que les têtes (alouettte).
Nous deux chez le Croque-Morts "Ma Tante, que tu est belle"
Un visage invisible avec un trou dessus.
"Terrible, frangin, terrible"


Et j'ai vu la ville ravagée,
Les toits d'or sombrer dans la
Grande Mer.
Vu des mes yeux éteint,
Les corps chaud pendu
Aux balcons fissurés.
Contemple l'orgie,
L'enfant blond a l'amure chair
Alexandre sur les Monts d'Or.
Vu de mes yeux creux,
Le terrible Alezan s'avancer
Noir cheval de bataille.
Et j'ai entendu les psaumes coraniques
Résonner dans les rues déserte
De la ville en fleur.
Ou l'on effleure la corde au cou
Les squelettes phosphorescents.
Louis Berenger .